Quelle morale pour l’école ?
Le point de vue d’un chercheur en éducation : Erick PRAIRAT
Le Conseil supérieur des programmes vient de publier les grandes lignes du programme de morale civique qui entrera en vigueur à la rentrée 2015.
Quelle morale pour l’école ?
Le point de vue d’un chercheur en éducation : Erick PRAIRAT
Le Conseil supérieur des programmes vient de publier les grandes lignes du programme de morale civique qui entrera en vigueur à la rentrée 2015.
Écouter ce prologue ici : ♪
et dans l’émission des 4 ateliers le mercredi matin, conservée 7j en podcast sur radio4 !
Risques de l’évaluation bienveillante (☚ blog « agir »)
Entre 2005 et 2007, Gilles De ROBIEN, alors Ministre de l’Education nationale, s’était mêlé des méthodes de lecture. Ouvert en 2006, le débat a duré une année mais n’a pas offert aux enseignants les bonnes portes d’entrée pour l’enseignement de la lecture. Car, au lieu de leur apporter les arguments scientifiques dont ils avaient besoin, il a crispé le débat en le politisant et a tué le sujet. C’est le risque que prend aujourd’hui l’actuelle Ministre en se saisissant du dossier de l’évaluation des élèves. Continuer la lecture
ATHÈNES EST SUR UN VOLCAN !!
la Grèce en voie d‘insurrection … Un film qui circule un peu partout en Europe , et aussi à portée de votre disponibilité attentive, car
Gratuitement diffusé sur le site dédié,

Non à l’esclavage !!!!!
cri d’espoir des genérations présentes et à venir !!!
♩Écouter ici le billet, pour en finir avec la nostalgie !
Écouter ici : ♪ Chantiers ambitieux de l’école !
Réforme de l’évaluation, plan numérique, refonte de l’éducation prioritaire, mise en œuvre d’une école bienveillante, Madame la Ministre a une réelle ambition et le souci constant de faire évoluer le système éducatif et elle veut aller vite.
Mais, autant de changements profonds prévus dans un temps court risque vite d’être problématique. L’administration centrale peut-elle transformer ainsi l’école ? Nous avons tous en tête les grandes réformes annoncées triomphalement mais jamais abouties. L’interdiction des devoirs à la maison , régulièrement mise en lumière depuis un demi-siècle en est un bel exemple. Bref, plus le changement se rapproche de la classe, plus il semble impossible à mettre en place. En réalité, l’administration centrale peut soutenir une réforme mais elle est incapable de gérer les initiatives du terrain. Et pour cause, la marge de manœuvre est plus importante dans les établissements locaux qu’au niveau national.
Madame la Ministre prend à témoins la société. Fort bien !! Mais, pour changer l’évaluation, diminuer les injustices dans la répartition des moyens, il va lui falloir d’abord convaincre de l’efficacité de ses propositions à la fois l’opinion publique, mais sutout les parents et les enseignants. Car, qui peut accompagner le mieux les ambitions ministérielles ?
L’agriculture de proximité s’invite désormais dans les cantines scolaires : interview du Ministre de l’agriculture Stéphane LEFOLL
Quand le « patriotisme alimentaire » rejoint l’intérêt sanitaire, c’est « le bon sens » qui prend racines, enfin !!!!
Dans beaucoup d’écoles, de collèges, de lycées situés en zone sensible les personnels, les parents sont en colère car les quelques moyens dont ils disposent jusqu’à présent, à commencer par les 25 élèves par classe, la scolarité des moins de 3 ans entre autre ne sont plus des avantages acquis. Ils craignent en effet de voir disparaître ces aménagements car, au Ministère, des moyens sont retirés à ceux qui en ont fait bon usage , et refusés à ceux qui en ont un besoin urgent.. Sans parler des écoles, collèges, lycées dont les effectifs par classe sont surchargés, voire ingérables. Ne nous y trompons pas. La mobilisation actuelle des parents et des enseignants à propos de l’éducation prioritaire n’est pas un simple mouvement d’humeur. Dans un pays où les citoyens souffrent et trop souvent se résignent à leurs difficultés croissantes, la priorité à l’éducation et à la jeunesse affirmée au plus haut sommet de l’Etat est dans tous les esprits.
Beaucoup de nos compatriotes sont prêts à restreindre leur mode de vie, à se contenter d’emplois précaires, mais ils ne cèderont pas sur l’avenir de leurs enfants. Dans cette colère, il y a de l’espoir. Oui, l’école, la santé, la justice, la culture, la recherche coûtent cher. Oui, c’est la crise, il faut rembourser les banques (?), « réduire les dépenses, gratter des millions partout où c’est possible ». Mais nous ne pouvons accepter de faire plus avec moins de moyens dans l’Education nationale. C’est demain que préparent les parents et les enseignants, unis dans ce mouvement de contestation !!
L’Etat et ses représentants auraient tort de mépriser cette indignation et de décevoir les attentes de celles et de ceux qui militent pour le bien-être d’une jeunesse en mal de vivre. Il est encore temps de satisfaire ces revendications , au nom de l’équité, tout simplement.

Luttes environnementales
Au prix de 12 euros, port gratuit avant le 1er Décembre. Publié par agir pour l’environnement
Feuilletez l’ouvgage ici
Écouter ici ♪
Non au palmares des collèges ! Agir :+ lire le blog
C’est une première! !! » Un classement répertorie les collèges publics et privés selon leur taux de mentions au brevet 2013″. L’entreprise qui publie ces résultats explique qu’elle permet ainsi aux familles de choisir les établissements qui offrent les meilleures chances à leurs enfants. Initiative qui tourne très vite à la tromperie. Pour les parents d’abord qui n’ont souvent que le collège de secteur à disposition même si nous savons bien qu’en zone urbaine, les établissements recommandés ont un nombre de places limité. Imposture ensuite de ne retenir uniquement que la mention comme gage de réussite.
En effet, le » bon » collège n’est pas celui qui forcément affiche le plus fort taux de réussite au brevet ou le plus grand nombre de mentions. Le meilleur est celui où les enfants s’épanouissent et progressent sans sélection, année après année. C’est aussi celui qui fait grandir, transmet des valeurs et des savoir-être.
Le palmarès publié est à l’opposé de ces considérations en mettant en avant des établissements privés des quartiers favorisés, en rejetant au fond du classement les collèges des milieux populaires sans tenir compte de leur mérite qui ne se traduit pas obligatoirement par des mentions !
Cette publication est aussi de nature à relancer la concurrence entre collèges dont nous savons pertinemment qu’elle sera défavorable aux publics les plus fragiles car, c’est bien connu, la mixité sociale sera réduite et la ghettoïsation accélérée. Alors oui, il faut aider davantage les collèges qui décrochent tout en redéfinissant les secteurs de recrutement qui concernent plusieurs établissements.
Ne nous arrêtons pas à ce triste palmarès qui porte un mauvais coup à l’Education Nationale … Laquelle n’en a vraiment pas besoin !!