NARCISSE ! …

Narcisse …

Le billet de Patrick FIGEAC est ici !  ♬  Narcisse

Un moment de célébrité ou les dangers de Narcisse !!

     29 Juin 2014

        C’est une histoire qui aurait pu passer inaperçue. Au moment où les trains ne roulent plus, où le bac débute avec le sress perceptible des candidats qui s’ajoute à la crainte d’arriver en retard pour le début des épreuves …

  Mais voilà : un jeune homme est mort noyé dans le Morbihan ( à Béganne) après s’être jeté à l’eau avec son vélo  attaché à une jambe ( pour ne pas qu’on le lui vole ?! …)

Le plus sordide est qu’il s’agissait d’un défi «Facebook». C’est ce détail qui rend ce drame intolérable, incompréhensible. Pourquoi ?  Oui, pourquoi un pari stupide terminé tragiquement devient-il insupportable ? À bien y regarder, c’est l’injonction sous-jacente qui jette le trouble dans nos esprits : filmez-vous et soyez vus !!

   Selon la célèbre prophétie pathétique d’Andie WARHOL, nous aurions tous, dans un monde dit moderne, notre quart d’heure de célébrité. Or, nous ne connaîtrons jamais cet instant qualifié de «magique» ! Nous avons seulement quelques miettes, quelques secondes d’intérêt que nous partageons dans un village planétaire immatériel.

   Mais réfléchissons un peu !!! Pourquoi seraient-elles plus importantes que nos autres souvenirs, pitreries de cour d’école, exploits divers inscrits dans nos mémoires ?

  Ce qui laisse perplexe est de considérer comment au prétexte de figurer une microseconde dans la grande galaxie d’ internet, nous pourrions nous prévaloir d’une modernité adorée, d’une appartenance à un projet global. Comme si le principal n’était pas ce que nous faisons, mais pourquoi nous agissons ainsi, au mépris du danger, au risque de nous mettre en danger ! …

Même parfois fallacieusement pour de prétendues perspectives caritatives ! …

  Dans quelques jours, plus personne ne se souviendra de cette histoire,  Une histoire vraie, tragique et insensée, quand nous devrions simplement retenir que  POUR UN SIMPLE PARI, un jeune homme de 19 ans est mort noyé et  filmé, sans secours !!

   Plus sûrement dévoré par un mal contemporain, le Narcisse de l’instant !

La fin du brevet?

 La fin du brevet?

      Quel est le diplôme où les inégalités sociales sont particulièrement marquées? Où l’évaluation mélange deux logiques totalement opposées? Où la moitié des élèves jugés particulièrement faibles peuvent l’obtenir? C’est le diplôme national du brevet.

    Certes 85% des candidats réussissent l’examen, série générale en tête (86%) contre 75% dans la série professionnelle. Mais, l’origine sociale joue un rôle déterminant: 95% de réussite pour les jeunes issus de milieu favorisé, à peine 75% pour les moins nantis. Le plus curieux, c’est l’absurdité des modes d’évaluation.

     Ainsi, pour décrocher le brevet, il faut à la fois valider le socle commun, obtenir la moyenne à des épreuves en contrôle continu et à l’examen final. Comment et dans quelles conditions se déroulent ces évaluations ? Aucun accord n’existe entre ces divers modèles de notation. Où est la crédibilité , la logique d’un diplôme sensé valider la fin de la scolarité obligatoire ? Comment un candidat peut-il être faible en mathématiques en fin d’année et avoir au final la moyenne? Comment des jeunes ayant des résultats médiocres peuvent-ils valider le socle de compétences?

    Bref, le brevet n’évalue pas grand chose. N’est-il pas urgent, dans ces conditions, d’en revoir les finalités et les modalités de son obtention?

 

Le bac professionnel : une nouvelle chance ?

20 JUIN 2014

     20 000 candidats supplémentaires se sont présentés au baccalauréat professionnel cette année. Cette recrudescence serait- elle de bonne augure? Le bac-pro serait- il moins stigmatisant qu’auparavant ?

       81% des entrants se disent satisfaits de leur orientation un mois après la rentrée, 59% ont choisi cette filière avec l’intention, de poursuivre des études universitaires. La réforme aurait- elle normalisé la voie professionnelle ? Il semble que la scolarisation en lycée professionnel soit mieux acceptée par les jeunes et leurs familles d’abord et avant tout parce que la durée du cursus de formation est identique aux autres, mais aussi parce que la poursuite d’études post-baccalauréat apparaît plus accessible qu’auparavant. Soyons réalistes !!!! Si nous pouvons nous réjouir des bienfaits de cette réforme, n’oublions pas que celles et ceux qui n’ obtiennent pas le diplôme sont marginalisés davantage, et que, par ailleurs, l’orientation post-bac demeure encore sélective, difficile et souvent aléatoire. D’autre part, la promotion par la réussite des uns favorise inéluctablement le clivage avec d’autres dont les ressources économiques et sociales insuffisantes n’ont pas permis cette reconversion positive.

     Peut-être faudrait-il réfléchir à une modularité des parcours en les rendant plus flexibles pour laisser le temps aux élèves qui en ont besoin le bénéfice d’une année supplémentaire?

     Il conviendrait aussi de prendre en compte la diversité des charges qui pèsent sur les enseignants de LP. Ils accompagnent en plus de leurs classes les jeunes dans la connaissance et l’expérimentation d’un univers professionnel, assurent une évaluation de leur travail, tentent de répondre à l’hétérogénéité de leurs besoins. Une telle accumulation de tâches ne relève plus de la seule mesure comptable des cours effectués.

 

La coupe est pleine !!

21 JUIN 2014                                     La coupe est pleine !!!

    La coupe du monde bat son plein, et si les supporters se réjouissent, les travailleurs, eux, …. ne se laissent plus abuser par la magie du ballon rond !!!!

        Et le gouvernement brésilien est en train de l’apprendre à ses dépens.  Avouez que les raisons de se révolter sont nombreuses dans ce pays qui a dépensé des milliards de dollars pour cette manifestation alors que des millions de brésiliens survivent dans des conditions réellement inhumaines !!

   Il est vrai, plus généralement, que nos sociétés mondialisées ne tournent plus rond. !

          Il semble en effet que nous nous dirigions vers un MONDIAL DES REVENDICATIONS SOCIALES, des cheminots de la SNCF aux  employés du métro  de SaPaulo,  en passant par le personnel des aéroports. La chine connait un grand mouvement social car les entreprises ne paient pas leurs cotisations sociales. Un comble pour l’une d’entre elles qui fournit des chaussures pour les principales marques de sport dont les noms ornent les pieds des joueurs de foot …

   Oui, justement parlons-en : jeunes, beaux et très riches !!! Certes, il est légitime qu’ils engrangent le fruit de leur travail . Mais ils ne doivent pas oublier que, par delà  leur talent, ils bénéficient d’une société qui leur a permis de réussir et qu’ils lli en sont redevable …

   Dans les pays développés, la préservation de certains acquis sociaux, sans récuser leur principe, doit évoluer ! …  Plus dommageables sont les difficultés qui bloquent encore l’acquisition des droits sociaux dans les pays dits « émergeants ». Le peuple brésilien l’a bien compris e. le ballon peut y être roi … mais les pieds sont au peuple !! Les sommes vertigineuses dépensées par l’état brésilien pour la coupe, occulte le programme «»Bolsa familia « qui tire des millions de familles de la misère. Ils se la sont fait voler, leur coupe du monde ! ….

      Les propos affligeants des responsables de la fédération internationale, préoccupés par le fric, montre comment d’anciens «ballon d’or» sont imprégnés de la morgue de certains idéologistes élitistes du capitalisme dominant.

   Alors que les joueurs nous donnent le spectacle qu’attendent les peuples mais pas seulement en marquant des buts. L’enjeu est simple. Le Brésil comme porteur du monde de demain qsui risque de basculer dans le sinistre «Brazil» si nous ne faisons rien, si nous nous laissons aveugler par les paillettes en oubliant la souffrance de tout un peuple !!

  Une note d’optimisme  maintenant: l’équipe de France féminine de foot est quatrième au classement mondial; j’ai beaucoup plus d’espoir de ce côté là   pour le monde de demain !!!!

Coupe du Monde …

Le dernier billet de la saison  diffusé par radio4,

est à écouter là :  Coupe du monde … des revendications

Si le ballon est roi ,   les pieds nus restent aux   PEUPLES !!

S'opposer à la déforestation

                                                               SOS Amazonie

L’école, entre le dire et le faire …

Ecouter le prologue ici : l’école entre le dire et le faire … ♪

13 JUIN 2014

      En 1985, Jean-Pierre CHEVENEMENT, alors Ministre de l’Education Nationale lançait, grâce à la création des bacs professionnels, le projet de conduire 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Trente ans après, nous y sommes ou presque: 73% des élèves l’ont décroché.. L’enseignement supérieur compte désormais 2,4 millions d’étudiants. Formidable mutation qui a permis à notre pays de gagner la bataille du nombre mais qui, dans le même temps, a perdu celle de la démocratisation d’accès à la réussite. Les enquêtes le démontrent; les résultats de l’école française sont médiocres comparés à ceux des pays similaires. Pire,c

      L’affaire des rythmes scolaires vient de le démontrer de manière flagrante. Monsieur le Ministre a raison de vouloir combler le gouffre entre l’incantation égalitaire des discours et la dure réalité du terrain. Comment ? C’est la question à laquelle il doit tenter de trouver des réponses. Ses prédécesseurs vantaient les mérites des 80% des jeunes au niveau bac. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Définir un projet éducatif, c’est repenser un projet de société. Vaste programme qui, malheureusement en France, est lié au calendrier électoral où tout nouveau venu s’interdit de lancer une réforme qu’il faut mettre inéluctablement en chantier, réforme qui sera, par la suite, détricotée par son successeur.

     Monsieur le Ministre croit aux valeurs sûres de l’Ecole républicaine, à son ambition anticipatrice et démocratique. Il est à craindre que, malheureusement, son courage et sa ténacité ne suffisent pas.

 

Chères régions ! !

Ecouter ici le billet d’humeur de Patrick FIGEAC   ♪ : Chères régions !!

Chères régions !

14 Juin 2014

     Nous y voilà !! Le «millefeuille » administratif français avec ses communes, ses inter-communalités, ses métropoles, ses départements, ses régions est un défi au bon sens ! … Archaîque, inefficace et coûteux  !!! …

   Mais la classe politique à peu près unanimement a un seul mot d’ordre : « Ne rien changer ! Cependant, économie budgétaire oblige, il va falloir procéder à un redécoupage. Il est vrai qu’il y avait urgence !! La France compte 36000 communes, environ le tirs à elle seule du total européen . Les départements conçus il y a deux siècles s’avèrent trop petits et les régions, vieilles d’un demi siècle, trop nombreuses. Il convient donc de regrouper les communes dans des ensembles plus vastes, les inter-communalités d’au moins 20 000 personnes, de supprimer les départements trop petits et réunir les régions afin de leur donner une taille européenne. Nos voisins ont d’orees et déjà procécé sans problèmes à ces mutations administratives ; pourquoi pas nous ?

   Notre classe politique est d’instinct opposée à toute réforme qui diminue le nombre de postes à pourvoir, elle habille même ses résistances d’un ensemble de considérations qui se résume en trois mots :

Démocratie : nous n’avons pas assz été consultés, surenchère, les réformes ne vont pas assz loin et effets pervers : la simplification va compliquer encore davantage cet édifice en construction ! D’ores et déjà, le conservatisme a gagné une première bataille ; en effet, la suppression des Conseils Généraux et à terme des départements suppose une révision de la constitution. Et là, rien n’est acquis, le gouvernement peinera à rassembler au parlement la majorité des trois cinquièmes nécessaire ; quant à un éventuel référendum, compte tenu des désastres électoraux aux municipales et aux européennes, il ne faut guère y songer ! La réforme départementale est donc repoussée à plus tard …

Alors, procédons au redécoupage des régions. De 11 à 12 initialement prévues, 14 ont été retenues pour tenir compte des susceptibilités identitaires des Picards et des Bretons en particulier …

   Au final, cette réforme salvatrice qui devait aboutir à des économies d’envergure … n’aura pas l’ampleur espérée ! ...

      Malheureusement en France, quel que soit le sujet, une majorité se dégage toujours pour empêcher tout changement  mais cette immobilité conduit inexorablement au déclin d’un pays qui fut, jadis,  parmi les plus imaginatifs et les plus ambitieux ! …

   Nous raisonnons comme si nous étions  « seuls au monde » !!!

Fin de la grande Nation  !! Vivent nos petites patries bien tranquilles à l’abri des tumultes d’un monde qui bouge, mute, se transforme SANS NOUS !! ….

L’IMMOBILISME EST EN MARCHE … ET RIEN NE SAURA L’ARRÊTER !!

Mais notre appel à réagir et  résister … ne faiblira pas !!!

        Les billets de Patrick FIGEAC CONTINUENT TOUT L’ÉTÉ sur ce site !!  

 

Circulaire sociale et pédagogique

Écouter le prologue ici :     Circulaire sociale et pédagogique   ♫
6 JUIN 2014

    La circulaire de rentrée affiche cette année deux priorités : réduire les inégalités scolaires et changer la pédagogie. Avec en premier lieu, un objectif: faire évoluer les pratiques en matière d’évaluation des élèves pour améliorer à la fois l’efficacité des apprentissages et la confiance en soi. Faire en sorte que l’évaluation ne soit plus vécue comme une sanction ou réduite seulement à une note mais, au contraire, conçue comme un moyen de faire progresser les élèves. La circulaire préconise par ailleurs une double évaluation des devoirs sous forme chiffrée et en terme de compétences.

    La réduction des inégalités, autre point fort de ce texte s’articule autour de la refondation de l’éducation prioritaire. Tous les acteurs concernés devront travailler à partir d’un référentiel pédagogique commun. L’autre axe est la mise en œuvre de la mixité sociale imposée par la loi d’orientation. Les cartes des formations, les demandes de dérogation devront désormais être étudiées en fonction de cette directive. Enfin, les Réseaux d’Aide seront à nouveau identifiés et reconnus dans leur mission: la prise en charge des difficultés des élèves.

         Le numérique trouve aussi sa place dans la circulaire de rentrée; l’accent est mis sur la formation initiale et continue. Même si le nombre de collèges connectés est porté à 100, nous sommes loin des annonces faites précédemment.;

        Ce texte ambitieux préconise également  » l’école de la bienveillance « , idée louable et généreuse mais qui s’arrête à la pause méridienne d’au moins 1h30 dans les collèges « dans la mesure du possible ». Dommage !!! Au-delà des grands principes, c’est sur le terrain que nous mesurerons les effets de cette circulaire ; il y a parfois un grand décalage entre l’incantation et la réalité.

 

CHANGER TOUT !!!!

À écouter ici : Changer tout !!

CHANGER …TOUT !!! ….

07/06/2014

    « CHANGER «, CE MOT EST DÉSORMAIS D’ACTUALITÉ … après le choc électoral subi aux européennes. Déclinons  les changements salutaires pour essayer d’y voir clair !

     Changer, c’est d’abord résister aux lobbies bancaires, c’est fermer la porte aux amitiés intéresséesqui, comme pour les gaz de schiste, confondent l’intérêt général vec les intérêts particuliers de leurs clients ! Changer, c’est aider les français à résister aux mirages de l’industrie agro-alimentaire qui les gave de sucre et de sel !

     Changer ce n’est pas jouer de l’accordéon fiscal, augmentation des charges, suivie aussitôt d’un allègement mais faire la pédagogie de l’impôt citoyen !

     Changer, c’est aussi arrêter de parler du coût du travail mais mettre en oeuvre une véritable politique sociale ! Est-il normal que, dans notre pays, certains de nos concitoyens travaillent trop pendant que d’autres, de plus en plus nombreux, de plus en plus jeunes, pointent au Pôle Emploi ?

     Changer, c’est REFUSER le traité transatlantique qui place les états à la remorque des grandes multinationales !

     Changer, c’est c’est en FINIR AU PLUS VITE avec le CUMUL des MANDATS, changer, c’est accepter de réfléchir ENSEMBLE pour construire des solutions CRÉDIBLES dans une société fluide, pour que chacun y puisse choisir et trouver la place qu’il mérite .  Changer, c’est construire « l’école du futur», une école inclusive et fraternelle, ouverte et bienveillante ; changer, c’est développer une agriculture moins consommatrice en pesticides et en engrais, permettant de protéger notre santé tout en créant des emplois ! …

   Chacun de nous peur contribuer à changer le monde ! Même s’il pense qu’il n’a aucun rôle à jouer. Quand la crise est trop dure, quand les politiques d’austérité gangrènent notre corps social, il est temps que le PEUPLE  REPRENNE LA MAIN !  Continuer la lecture