Avec ou sans notes ? …

Ecouter Patrick FIGEAC ici : ♪

19/12/2014                            Avec ou sans notes : un faux débat ?

      Madame la Ministre s’est emparée de l’évaluation des élèves : faut-il ou non supprimer les notes? Règlera-t-on toutes les difficultés si les professeurs ne se contentent que d’appréciations, si une couleur, une lettre remplacent la note ? Il serait illusoire de croire que ces artifices ont un rôle positif, d’ailleurs les élèves ne sont pas dupes et savent pertinemment comment fonctionnent ces systèmes parallèles. Car, là n’est pas le problème, autant casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre!!!

          En France, sous la pression sociale, les professeurs se sentent souvent obligés de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes pour que leur évaluation paraisse crédible. Au fond, il faut que la réussite des uns compense l’échec des autres. Alors, comment inciter les élèves à travailler en confiance, améliorer leur bien-être sans stress excessif ?

         Comment ne pas les « piéger », faire en sorte qu’ils soient récompensés à bon escient, leur faire comprendre qu’une mauvaise note éventuelle vient souvent d’un manque de travail, d’une incompréhension, et leur proposer ensuite, le cas échéant ,un autre contrôle sur le même programme pour améliorer leurs résultats ? Gérard ANTIBI, auteur de « la constante macabre » a réfléchi à ces questions et propose une évaluation par contrat de confiance. Avec succès !! Des dizaines de milliers d’enseignants l’utilisent en primaire comme dans le secondaire.

Il serait dangereux, illusoire, contre-productif de penser que la suppression des notes permettra d’améliorer la situation. Alors, dans ce domaine, comme dans bien d’autres, innovons, bousculons nos habitudes. Osons croire dans le formidable potentiel de notre jeunesse!!!

 

PARITÉ femmes/hommes : le compte n’y est pas !

    Un dossier IMPORTANT sur la PARITÉ Hommes/femmes publié par le café pédagogique

 » L ‘ égalité reste un combat !!  « 

Une étude très intéressante sur l’importance du genre et la pensée positive dans l’évaluation

Le travail d’évaluation des enseignants en bac professionnel

Plus que le résultat, c’est surtout l’évolution de l’élève durant son cursus qui est prise en compte : regards sur l’évaluation des élèves de baccalauréat professionnel : une véritable innovation !!!

Le document du CEREQ, sans téléchargement,  est ici :

L’évaluation en bac pro

Étranges constats sur la société inclusive

           Les PEP viennent de publier un sondage sur la société inclusive qui révèle bien des surprises ; les Français se montrent plus tolérants à l’égard d’une personne handicapée que pour une personne issue des immigrations ! …

Notre systèmes trie les élèves, les classe. Ce n’est plus possible !

       Telle est l’opinion de Florence ROBINE, première femme DGESCO qui avec notre Ministre de l’éducation, inaugurent peut-être une autre gouvernance au sein de  l’ Éducation Nationale !!!

De nombreux élèves en échec face à l’évaluation .. ne le méritent pas !

        Qui ne connait  pas la crainte, la peur allant jusqu’à vous paralyser ? … Et bien voici ce qui arrive à de nombreux élèves  dont les efforts sont invisibles dans le contexte stressant de  multiples évaluations sommatives, qui les conditionne dès la maternelle à affronter ces situations à répétition    et à tous les niveaux de leur scolarité … Jusqu’à la vie active où le contrat de confiance – entre employeur et salarié – ne relève que d’une chance rare !!

Découvrir l’évaluation par contrat de confiance, une proposition de Gérard ANTIBI 

Il ne faut pas accepter aveuglément   » La constante macabre «  qui sévit dans l’enseignement en France !

La fin du brevet?

 La fin du brevet?

      Quel est le diplôme où les inégalités sociales sont particulièrement marquées? Où l’évaluation mélange deux logiques totalement opposées? Où la moitié des élèves jugés particulièrement faibles peuvent l’obtenir? C’est le diplôme national du brevet.

    Certes 85% des candidats réussissent l’examen, série générale en tête (86%) contre 75% dans la série professionnelle. Mais, l’origine sociale joue un rôle déterminant: 95% de réussite pour les jeunes issus de milieu favorisé, à peine 75% pour les moins nantis. Le plus curieux, c’est l’absurdité des modes d’évaluation.

     Ainsi, pour décrocher le brevet, il faut à la fois valider le socle commun, obtenir la moyenne à des épreuves en contrôle continu et à l’examen final. Comment et dans quelles conditions se déroulent ces évaluations ? Aucun accord n’existe entre ces divers modèles de notation. Où est la crédibilité , la logique d’un diplôme sensé valider la fin de la scolarité obligatoire ? Comment un candidat peut-il être faible en mathématiques en fin d’année et avoir au final la moyenne? Comment des jeunes ayant des résultats médiocres peuvent-ils valider le socle de compétences?

    Bref, le brevet n’évalue pas grand chose. N’est-il pas urgent, dans ces conditions, d’en revoir les finalités et les modalités de son obtention?

 

Comment évaluer les professeurs ?

♪ Écouter le billet ici ☞ Comment évaluer les professeurs

Comment évaluer les professeurs ?

     Parmi les pays de l‘OCDE, les écoles françaises sont celles qui pratiquent le moins l’auto-évaluation, qui demandent le moins de retour d’informations aux élèves et où le recours au tutorat pour faire évoluer les pratiques pédagogiques est le moins répandu.

     L’évaluation des enseignants est nécessaire mais pas dans n’importe quelles conditions. Nous manquons, dans notre pays, d’une culture commune en ce domaine. Pourtant, difficile de gérer des difficultés inhérentes aux établissements sans ces éléments pertinents !!!

       L’absence d’évaluation régulière des professeurs, associée à la disparition des dispositifs d’accompagnement dans les premières années qui suivent la titularisation des maîtres freinent l’évolution, l’amélioration des pratiques pédagogiques et ne permettent pas un suivi personnalisé de nature à mieux comprendre les besoins du corps professoral en matière de formation continue par exemple. Continuer la lecture

Un mauvais coup pour l’école !!!

à écouter ici :  ♪  un mauvais coup pour l’école

Un mauvais coup pour l’école !!!

          Alors que notre Ecole est à la recherche d’un second souffle, qu’elle tente d’innover, de se transformer, voilà que l’Inspection Générale publie un rapport sur les programmes de 2008 qui entretient la confusion et nourrit bien des ressentiments à l’encontre de notre système éducatif. Pire, elle désigne des coupables. Si les écoliers ne lisent pas, s’ils éprouvent des difficultés à écrire, manquent de bases en mathématiques, c’est la faute aux enseignants !!

     Nous savions bien, pourtant, dés leur publication en 2008, que les contenus disciplinaires fondés sur la répétition, la mémorisation aux dépens de la compréhension, que la multiplicité des notions et connaissances à acquérir laisseraient augurer de sérieuses difficultés dans leur application. Mais, curieusement, toute cette argumentation est aujourd’hui laissée de côté au profit d’accusations sans véritable fondement.

     Les auteurs du rapport  prônent la mise en oeuvre de programmes faciles à comprendre , mais surtout, optent pour un système d’évaluation centralisé dont nous savons bien qu’il encourage la compétition et la concurrence entre écoles, favorise le décrochage des élèves les plus fragiles et réduit l’enseignement aux simples fondamentaux.

Ce qu’oublient les « Sages » du Ministère, c’est la dégradation des conditions de travail du corps enseignant, la destruction de la formation initiale et continue pendant de longues années.

       Ne nous y trompons pas, notre Ecole ne retrouvera pas la sérénité dans un climat de suspicion, de méfiance, d’opposition entre les parents et les maîtres. Elle a besoin au contraire, d’une confiance restaurée, d’un effort particulier dans les quartiers populaires, d’un vrai travail d’équipe porteur de sens et surtout, surtout, du plaisir d’apprendre et d’enseigner. Bref, tout le contraire des préconisations du rapport !!!!