Non au rejet de l’autre !

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    Non au rejet de l’autre !

      Comme au bon vieux temps de mai 68, deux jeunesse s’affrontent : celle de l’ouverture et celle de la fermeture. Nous connaissons celle qui a triomphé dans les années 70, alors que l’Europe jouissait de la croissance et baignait dans l’insouciance.

     Qu’en sera-t-il demain dans une Europe du chômage et de la méfiance ? Tous les signaux venus des quatre coins du vieux continent s’allument. En Allemagne, une partie de la jeunesse se prépare à un festival célébrant Hitler ; en Pologne, elle prend goût aux blagues antisémites. En Hongrie, elle a revoté pour Victor ORBAN. Partout ailleurs, une frange importante de la génération 2.0 se nourrit de fantasmes conspirationnistes, antisémites ou xénophobes. Bien sûr, tous les jeunes n’adhèrent pas à ces thèses dangereuses et abjectes, loin de là. Mais, nous adultes, devons être vigilants !!! Lire la suite

Construire une école fraternelle

Deux articles sur le nécessaire renouveau de l’école parus dans la revue « Projet »; l’un écrit par Denis MEURET, l’autre par François DUBET.

Plus  l ‘individualisme sévit      …  MIEUX  La fraternité se vit !   

OUI AU RESPECT !

Écouter le billet ici : OUI au respect !!

  OUI au respect !!

     La France s’affiche au fil des ans de plus en plus tolérante et ouverte aux différences , du fait de l’élévation du niveau d’ éducation et de l’arrivée à l’âge adulte de générations socialisées dans un monde multiculturel. Le rejet de l’étranger n’a cependant pas disparu. Lorsqu’un patron accorde un emploi, lorsqu’ un responsable décide d’une promotion professionnelle, lorsqu’un professeur oriente un élève, losqu’un propriétaire loue son appartement, une grande méfiance subsiste envers  « les minorités visibles ».     Toutes choses égales par ailleurs, formation, âge, carrière, les immigrés, mais aussi leurs enfants, connaissent, selon leur origine, un risque de chômage de 20 à 50 % plus élevé que le reste de la population...Cette situation engendre forcément beaucoup de colère et de frustration dans les quartiers Toute une population se retrouve en dehors du droit commun alors qu’elle est née et a grandi en France !

   Nous sommes, malgré nous, les héritiers du racisme biologique du XIXme Siècle et des discours colonialistes de la troisième République. Quand la France a colonisé le monde, elle a, à quelques exceptions près, dénié aux populations locales toute citoyenneté ! Certes, celles-ci avaient le droit de mourir pour notre patrie, mais pas celui de voter.    C’était il y a un peu plus de 50 ans. Du fait de cette histoire, nous avons pris l’habitude de les mépriser et de placer cette altérité  la marge. Il y a comme un droit permanent, historique, sur leur identité Aujourd’hui pourtant, la société française sait que l’égalité est en marche. Dans les rues, dans les écoles, dans les familles, dans le travail, nous vivons désormais ensemble et, pour la première fois de notre histoire, dans l’égalité des droits !!

Mais ne nous leurrons pas ; il reste encore beaucoup de travail à faire sur les mentalités !

Il faut décoloniser notre regard et, pour cela, parvenir à digérer l’histoire coloniale et l’esclavage.   Nous avons voulu tourner rapidement la page, dans les années 50 et 60 avec la perte de l’Indochine, les indépendances africaines et la guerre d’Algérie, mais nous avons jeté nos mémoires à l’eau. le courant nous les retourne aujourd’hui. Nous sommes des millions à être en lien avec ces passés. Nous commençons tout juste à mettre des mots sur les choses ! Nous comprenons peu à peu que le racisme est la dernière queue de comète de notre histoire coloniale. 

Et si nous faisions de nos différences une force, une communauté de destin. Et si nous apprenions enfin à vivre ensemble ! …

Changer VRAIMENT de regard sur l’école !

Invitation à lire cet excellent article de Nicole GENEIX :

 » Il faut vraiment changer de regard sur l’école « 

Celle-ci n’est pas « un champ de ruines  » … même si 20% des élèves sortant du primaire ne maîtrisent pas les fondamentaux du « lire, écrire, compter « .

C’est d’autant plus l’affaire de tous et de tout un chacun !!

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