L’après-bac du parcour SUP !

C’est à écouter ici  : >

à  lire aussi  là (le blog )     autre article :  Parcoursup : le stress (site « arrêt sur image« )

       Sur les 887 600 demandes d’orientation qui ont été formulées pour une poursuite d’études supérieures, la moitié sera mise en attente. Le gouvernement se veut pourtant rassurant et affirme que les deux tiers des lycéens auront une réponse avant le bac. De surcroît, toutes celles et tous ceux qui souhaitent poursuivre leurs études dans le supérieur devraient bénéficier d’une proposition avant la rentrée.

Le gouvernement, avec Parcoursup, a modifié les dispositifs antérieures et instauré une sélection masquée sous les vocables pudiques de « prérequis », « d’attendus » pour éviter d’avoir à employer le mot tabou qui a jeté, par le passé, des milliers de jeunes dans la rue. Sélection présente partout puisque 40% seulement des nouveaux étudiants à l’université sont admis en seconde année. Lire la suite

Le bac pro et l’éducation nationale

Écouter Patrick ici :

        Les candidat au baccalauréat professionnel sont de plus en plus nombreux, un tiers d’entre eux poursuit même des études dans l’enseignement supérieur. Conçu initialement comme voie de qualification pour entrer sur le marché du travail, le bac pro est devenu désormais un passeport vers ses études post-bac.Mais voilà !! ces jeunes ont des profils particuliers, moins mobiles, moins motivés par l’enseignement général, ils préfèrent opter pour les BTS où depuis 2014 des quotas académiques leur en facilitent l’entrée.

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L’enseignement professionnel : une chance pour certains élèves !

VENDREDI 8 FÉVRIER 2013 à retrouver  dans le blog de Patrick Figeac

   L’enseignement professionnel serait-il le parent pauvre de notre système éducatif? Lorsque deux heures d’histoire disparaissent des programmes de terminale S, l’évènement fait la Une des médias et déclenche une polémique nationale. A l’inverse, la réduction de quatre à trois ans du baccalauréat professionnel qui constitue pourtant une transformation majeure du cursus des jeunes orientés dans cette voie ne suscite guère de mobilisation si ce n’est les manifestations des professeurs et des élèves concernés.Les lycées professionnels n’accèdent que trés rarement à une visibilité sociale et médiatique.

Beaucoup de familles craignent alors que, si leurs enfants choisissent ces filières, ils ne s’enferment dans une situation socio-professionnelle « inférieure » et fragile. D’où une orientation qui s’opère souvent par défaut lorsque les résultats scolaires au collège sont insuffisants pour permettre l’accés à l’enseignement général.

Et pourtant  !!! Les artisans manquent de main d’oeuvre qualifiée. Beaucoup de jeunes diplômés trouvent un emploi dés leur sortie du lycée professionnel. En est-il de même pour tous les bacheliers?

    Oui, il est essentiel de revaloriser ces savoirs-faire. Oui, il est temps de mieux informer les parents sur les carrières qui peuvent s’offrir à leurs enfants s’ils désirent apprendre un métier. Non, la voie professionnelle ne doit plus constituer la part d’ombre de notre enseignement secondaire.

    La revalorisation passe aussi par la possibilité de poursuite d’études aprés le baccalauréat (BTS ou IUT). La réforme annoncée va dans le bon sens à condition toutefois d’accepter l’idée que certains jeunes, issus de la voie professionnelle puissent être davantage accompagnés dans la maîtrise de certains savoirs  que  possèdent ceux qui viennent des filières générales. Il n’est pas certain que tous les enseignants soient prêts à tenter ce pari.

     C’est pourtant le seul moyen de réduire la réticence des familles et de diversifier le recrutement des élites professionnelles. Voilà le vrai changement !!