L’enseignement professionnel : une chance pour certains élèves !

VENDREDI 8 FÉVRIER 2013 à retrouver  dans le blog de Patrick Figeac

   L’enseignement professionnel serait-il le parent pauvre de notre système éducatif? Lorsque deux heures d’histoire disparaissent des programmes de terminale S, l’évènement fait la Une des médias et déclenche une polémique nationale. A l’inverse, la réduction de quatre à trois ans du baccalauréat professionnel qui constitue pourtant une transformation majeure du cursus des jeunes orientés dans cette voie ne suscite guère de mobilisation si ce n’est les manifestations des professeurs et des élèves concernés.Les lycées professionnels n’accèdent que trés rarement à une visibilité sociale et médiatique.

Beaucoup de familles craignent alors que, si leurs enfants choisissent ces filières, ils ne s’enferment dans une situation socio-professionnelle « inférieure » et fragile. D’où une orientation qui s’opère souvent par défaut lorsque les résultats scolaires au collège sont insuffisants pour permettre l’accés à l’enseignement général.

Et pourtant  !!! Les artisans manquent de main d’oeuvre qualifiée. Beaucoup de jeunes diplômés trouvent un emploi dés leur sortie du lycée professionnel. En est-il de même pour tous les bacheliers?

    Oui, il est essentiel de revaloriser ces savoirs-faire. Oui, il est temps de mieux informer les parents sur les carrières qui peuvent s’offrir à leurs enfants s’ils désirent apprendre un métier. Non, la voie professionnelle ne doit plus constituer la part d’ombre de notre enseignement secondaire.

    La revalorisation passe aussi par la possibilité de poursuite d’études aprés le baccalauréat (BTS ou IUT). La réforme annoncée va dans le bon sens à condition toutefois d’accepter l’idée que certains jeunes, issus de la voie professionnelle puissent être davantage accompagnés dans la maîtrise de certains savoirs  que  possèdent ceux qui viennent des filières générales. Il n’est pas certain que tous les enseignants soient prêts à tenter ce pari.

     C’est pourtant le seul moyen de réduire la réticence des familles et de diversifier le recrutement des élites professionnelles. Voilà le vrai changement !!

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