Dessaler l’eau de mer !?…

L’eau : une ressource sous tension !

<< Si les guerres de ce siècle ont souvent été motivées par le pétrole, celles du siècle prochain auront l’eau pour enjeu>>.

1995, Ismail Serageldin (expert de la Banque mondiale)

Eau et santé    Article de Philippe PERRIN, éco-infirmier.

Le Mouvement National des Précaires

Bonjour, Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires publie aujourd’hui son premier rapport annuel sur l’état du chômage

2011 : une année record pour le chômage. Du point de vue des chômeurs, chômeuses et précaires, les records ne sont pas seulement inscrits dans les statistiques. Mis en perspectives, les divers événements ayant affecté le quotidien des personnes privées d’emploi prennent une dimension inédite. La stigmatisation, l’insécurité juridique, l’existence de comités de liaison à Pôle emploi, les finances de l’Unedic ou les ressources des chômeurs sont autant de facettes que le rapport tente pour la première fois de décrypter pour donner une vue d’ensemble sur ce phénomène social global. 

 

Rapport chômage 2011 – MNCP

Les abominables tueries et la dérive de nos sociétés.

Billet d’humeur, 7 Avril 2012.

            Les  effroyables tueris qui ont endeuillé Toulouse et Montauban nous incitent à la réflexion. L’immense mutation sociale que vous vivons souligne la perte de limite et d’autorité, et favorise l’apparition de certains troubles psychiques qui sont davantage dans le registre du passage à l’acte, la maladie de l’individu révèle celle de la société, c’est la raison pour laquelle il faut en tenir compte pour remonter à la racine du mal et préserver nos enfants. Ces jeunes  » convertis  » ont souvent des personnalités antisociales auparavant investies dans la délinquance. On leur propose de vivre une transformation « morale » en « confessionnalisant » leur haine tout en restant dans le passage à l’acte. La dépression est rarement évoquée au sujet des kamikazes. Pourtant, quelle meilleure proie qu’un dépressif, menacé dans son humanité, pour des manipulateurs qui se tiennent eux, prudemment et cyniquement éloignés de la mort, en amenant les autres à tout perdre !

          Ces prédicateurs les cannibalisent, les vident du peu de vitalité qui leur reste pour en faire des terroristes, c’est à dire des personnes qui ont perdu toute humanité.

           Et ce phénomène prospère dans un monde en crise, devenu village grâce aux multimédia omniprésents, surtout dans un contexte d’oisiveté. L’accès aux informations vraies ou dénaturées y est sans limites, parfois jugé juqu’à l’addiction.

           Depuis les années 1970, l’humanité vit en sursis dans une consommation illimitée. Devenue insupportable sur le plan énergétique et environnemental, elle a conduit partout à la fragilisation des facultés intellectuelles et morales, parfois jusqu’à leur destruction. Cette destruction justement engendre une immense souffrance qui peut rendre fou et qui est souvent exploitée par ceux qui savent la manipuler pour renforcer les tendances pulsionnelles brutes, que les organisations sociales ne savent plus détourner de leur but pour les transformer en investissement. Seule l’éducation permet d’inverser le signe de la pulsion automatique en la canalisant et l’orientant dans les relations sociales.

         Nos automatismes dissimulés dans les couches profondes de nos cerveaux peuvent toujours être détournés de leurs objectifs. De destructeurs, ils peuvent devenir protecteurs de ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue et n’est pas inhumaine !

Nous sommes toujours en état de choc, un choc terrible qui a heurté le monde entier et qui doit nous faire honte. Le sommeil et la raison engendrent des monstres, c’est encore plus vrai dans le monde contemporain.

            A nous d’être vigilants, de parier encore et toujours sur l’éducation, seule capable de tenir à distance cet  » ennemi intime « qui habite incognito chaque être humain et chacun d’entre nous …

 

 

 

 

 

 

Enseigner : un vrai métier qui exige une vraie formation !

     Article paru dans le Monde du 5 Avril 2012.

          Parce que l’Ecole est une institution grâce à laquelle une société se projette dans le futur, les enjeux autour du métier d’enseignant sont essentiels.

    A travers le statut, les missions et les tâches des enseignants dans l’école, une NATION fait des choix pour son présent et son avenir !!

(lien conjugaisons ?!)

Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon 2, Vice président de la Région Rhône-Alpes délégué à la formation tout au long de la vie

Annette Bon, ancienne adjointe à la direction de l’INRP, membre du Comité National Education de la Ligue de l’enseignement.

Manger change-t-il nos émotions ?

Billet : Dimanche 1er Avril 2012

        La littérature regorge d’études, d’observations, de descriptions concernant les liens directs entre alimentation, fonctionnement du cerveau et comportement. En dépit du grand nombre de données disponibles, peu sont suivies de recommandations sanitaires. Pourquoi ?

Pour deux raisons. La première est que nombre de ces études n’ont pas été réalisées selon les règles de l’art, la seconde est que le cerveau et les fonctions cognitives sont restés marginaux Jusqu’à une époque récente.

      Aujourd’hui, il est avéré que les oméga3, les antioxydants, les vitamines, les sels minéraux outre leurs bienfaits sur la santé, ont des répercussions positives sur notre comportement, moins d’agressivité, d’agitation, de sautes d’humeur, de dépression. Par exemple, le simple fait de modifierl’alimentation de personnes en difficulté semble réduire le taux d’incivilité !

Ainsi, dans un lycée américain du Wisconsin, la nature des repas servis aus élèves a changé, au menu des protéines naturelles, des céréales compètes, des fruits et des légumes frais, le tout préparé sur place sans colorants ni conservateurs, ni fritures, ni sodas. Résultat : les jeunes sont moins indisciplinés, plus concentrés et affichent de meilleurs résultats scolaires. Si ces changements sont liés à d’autres mesures prises par le lycée, qui encourage l’activité physique, , l’implication des parents, l’alimentation apparaît alors comme un des principaus facteurs de mieux-être !

       Aux États-unis, en Suède, au Danemark, d’autres établissements ont choisi de modifier leur menu en conséquence. Mais entre les premiers constats  faisant état de l’influence des additifs sur le comportement des enfants et les premières recommandations sanitaires, il s’est écoulé trente ans ! Six colorants artificiels et un conservateur contenu dans les bonbons et certaines boissons sont montrés du doigt par les scientifiques. Ils augmenteraient l’hyper-activité.

        Si nous acceptons l’idée qu’un corps mal nourri est davantage sujet aux infections, il nous est plus difficile d’admettre qu’un cerveau dénutri est davantage sensible au stress, aux difficultés du quotidien, qu’il devient moins performant et plus vulnérable à l’anxiété. Pourtant les études désignent la  » mal-bouffe  »  comme facteur de mal-être.

        Il est vrai que les aliments riches en interdits (sucres et corps gras), sont souvent ceux qui nous font le plus envie. Ainsi plus le plaisir est grand, plus la punition sera conséquente  : infarctus, cancer, obésité … auxquels viennent désormais s’ajouter dépression, agressivité, problèmes de concentration. Notre angoisse fondamentale est sans doute d’être transformé par ce que nous mangeons. Une peur existentielle que les nouvelles données scientifiques continuent d’alimenter pour le pire, mais aussi, ne l’oublions pas, pour le meilleur !

La dictature du divertissement

LA DICTATURE DU DIVERTISSEMENT

Samedi 24 Mars 2012

Toute société se fait une image d’elle-même. La nôtre se regarde dans ses écrans. Le miroir du journal télévisé renvoie à des millions de télé-spectateurs, chaque soir, l’image du monde tel qu’il ne va plus ; avec ses massacres et ses faits divers. Nous savons tout, nous voyons tout , mais nous n’y pouvons rien. Témoin passif, donc complice, pour non-assistance à planète en danger. Le remède, nous le savons, est la participation citoyenne !

On nous montre un mal dont nous savons tout sans rien pouvoir faire contre lui ; préférons-lui cet autre malheur, qui ne fait certes pas la «une» des journaux, mais sur lequel notre puissance d’agir peut s’exercer ; c’est la solitude de cette grand-mère que, depuis longtemps, je n’ai pas eue au bout du fil. Au bout du fil ? Mais c’est sa main que je dois aujourd’hui serrer, c’est son regard qu’il me faut rencontrer !

Nous devons autant que possible, faire l’économie de ces «médiations»qui ne nous relient plus, internet, télévision, téléphone : préférons à toute chose, la présence réelle. Car celle-ci me donne à même la souffrance, la joie d’une rencontre !

Et il n’y a de joie que dans la rencontre….

Le bonheur, en effet, ne saurait en être privé . Il n’y a rien de cet «épanouissement personnel « dont on nous rabat les oreilles puisque, ainsi que le remarque très simplement Aristote «Personne ne choisirait de posséder tous les biens de ce monde pour en jouir seul » Ajoutons cette sentence célèbre : «L’homme est un être politique, c’est à dire relationnel »

Les écrans alors même qu’ils donnent à voir, «font écran» en masquant ce qui se crée d’intime et d’invisible dans la relation d’humain à humain, ils ne disent rien du bonheur qui s’y trouve. La canicule de 2003 a tué une dizaine de milliers de personnes âgées en France parce que, dans la chaleur étouffante, leur a manqué celle, humaine, qui rafraîchit. Nous avons désappris le prochain, seule véritable source de joie, nous lui avons préféré son image télévisée . Ce regard que nous ne pouvons plus croiser, ce sourire qui ne peut plus s’échanger…

Connectés au monde entier, nous avons oublié de l’être avec notre voisin de palier.

Ce dernier nous est pourtant confié comme on confie un secret : le Bonheur qui nait quand deux êtres humains se font proches est discret mais non moins réel.

Mieux, l’amitié est le bien suprême : l’homme est ainsi fait qu’il trouve sa pleine joie non dans les plaisirs privés et le repli angoissé de ses biens, mais bien au contraire, dans la parole qu’il ouvre à son semblable.

Reprenons donc les choses en nos fragiles mains, tissons des liens dont nous sommes capables.

Notre désir d’être divertis, d’être rendus heureux, vient de ce que nous sommes «bras ballants» face à un monde trop grand et trop complexe que nous ne pouvons plus embrasser.

Lutter contre cette impuissance, c’est réapprendre ce qui fait la beauté de l’humain !…