Le nécessaire apprentissage de l’égalité

Voici le prologue de Patrick Figeac pour l’émission Paroles de Radio4 le mercredi et podcastable une semaine (onglet Mag). a retrouver sur son blog Agir

en audio, c’est ici ☞ Le necessaire apprentissage de l’égalité

Le nécessaire apprentissage de l’égalité. 

        L’école n’est plus un sanctuaire. Les violences sexistes s’y sont répandues. C’est trés inquiétant car, nous ne sommes plus sur des phénomènes ou des situations rares mais sur des faits de société et l’école n’est guère épargnée. Dans 92% des cas,les violences sexistes ne sont pas sanctionnées. Sans doute parce que les victimes qui se confient plus volontiers à une amie n’en parlent que trés rarement à un professeur. Elles n’osent pas par pudeur, par peur des représailles ou encore de la honte qui empêche de livrer leur désarroi à un adulte.

    Si un tiers des jeunes filles assurent ne pas se laisser faire, la plupart préfèrent l’indifférence. Mais, plus les violences sont importantes, plus les victimes s’isolent. Un quart d’entre elles retournent la violence contre elles-mêmes parce qu’elles n’arrivent pas à en parler.

          Même si le rapport entre les deux sexes a évolué de manière positive ces dernières années, beaucoup considèrent encore que les préjugés sexistes restent encore trés prégnants chez les jeunes. C’est dés l’école primaire qu’une prévention contre la violence faite aux femmes doit être menée.Il faut avoir le courage d’en parler. Dés la rentrée prochaine, de nouveaux programmes baptisés « ABCD de l’égalité » vont être expérimentés dés la dernière classe de la maternelle et jusqu’à la fin de l’école élémentaire. Le Ministère envisage également de donner un sens véritable à l’éducation à la sexualité prévue depuis 10 ans par les textes mais quasiment jamais mise en oeuvre.

       C’est un début car, sans cette sensibilisation indispensable les chiffres vont encore augmenter et les premières violences surviendront de plus en plus tôt. Parce qu’il y a peu de prévention en milieu scolaire et peu de débats dans la société civile, les violences contre les femmes restent méconnues. Phénomène quotidien, insidieux, invisible, profondément ancré que nous n’évaluons pas à sa juste mesure. Il est urgent d’agir et vite !!

 

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