Quand la Cour des comptes s’invite dans le débat.

Publié dans son blog « AGIR »,  voici le prologue de Patrick FIGEAC pour l’émission des 4 ateliers de Radio4, le mercredi à 10h :

VENDREDI 24 MAI 2013      ♫ > quand la cour des comptes s’invite dans le débat

Quand la Cour des comptes s’invite dans le débat.

     La Cour des comptes vient de s’inviter dans le débat sur la loi d’orientation avec la publication d’un rapport sur l’état de l’école. Pour elle, ce n’est pas le nombre d’enseignants qui pose problème mais, au contraire, la manière dont ils sont employés. La Cour souligne l’évolution du métier de professeur qui doit aujourd’hui faire face à des obligations de service qui ne sont pas rémunérées en tant que telles.

    Incapable de traîter le personnel de façon personnalisée, cette mauvaise gestion pénalise les enfants issus des quartiers défavorisés par le biais d‘affectations d’enseignants sur des postes difficiles sans expérience et sans incitation financière reconnue. La Cour insiste avec raison sur la faiblesse des rémunérations du corps enseignant, sur l’évolution de leur carrière. Mais,il est à craindre que les arguments avancés ne masquent une toute autre réalité. Nous sommes entrés dans une période d’économie budgétaire.

       L’annualisation des services préconisée, la bivalence recommandée dans le rapport permettraient de récupérer un nombre non négligeable de postes. Ces propositions nous rappellent étrangement la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP) mise en place par le précédent gouvernement.

   Or, la massification de notre système éducatif exige des moyens supplémentaires. Accompagner, accueillir des élèves de milieux populaires demande plus d’efforts en personnel. Des classes allégées dans certaines zones difficiles sont certes budgétivores mais c’est la meilleure façon de réduire efficacement l’échec scolaire.

     Monsieur le Ministre de l’Education Nationale souhaitait privilégier en premier lieu la dimension pédagogique. A la lecture de ce rapport, nous pouvons craindre que ce soit l’aspect purement gestionnaire qui soit mis en avant.  

Serait-ce déjà la fin de l’exception budgétaire dont bénéficiait depuis un an l’éducation?

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *