Productivité en panne

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Ecoutez Patrick FIGEAC -> Compétitivité en panne

01/12/2012                             Compétitivité en panne !!

   La France voit se creuser le déficit de son commerce extérieur, la part des exportations françaises dans le commerce mondial en général et européen en particulier n’a cessé de reculer ces dernières années. Nous sommes confrontés à un problème de compétitivité.

      Autrement dit, nous avons de plus en plus de mal à vendre nos produits sur un marché mondialisé, alors que d’autres restent très performants en la matière … Quelle en est la raison ? Notre déficit de compétitivité découlerait de la lourdeur du coût du travail due à des charges, à des cotisations excessives, en conséquence, il conviendrait de les réduire fortement en les remplaçants par des taxes frappant les particuliers.

        Bien   sûr, si les charges sont réduites, si le SMIC est supprimé, si nous repassions aux 45 heures, certains seraient ravis !… Soyons sérieux !!       Le discours sur la nécessité de baisser le coût du travail serait plus audible si certains patrons ne s’étaient adjugé des émoluments fous, de l’ordre de 4 à 10 millions d’euros par an. Par ailleurs, si le coût du travail résumait la question de la productivité, la Grèce, Chypre devraient être riches, l’Irlande briller de mille feux,  l’Espagne devrait connaître une situation mirifique. Or, ceci n’est pas le cas, c’est le moins que l’on puisse dire !

      Depuis dix ans, les charges sociales des entreprises n’ont cessé d’être réduites, et dans le même temps, la compétitivité s’est dégradée. Les grands patrons affirment que la situation s’est dramatiquement aggravée ces 10 dernières années. Pourquoi se sont-ils tus pendant aussi longtemps ? Quitte à y aller plus fort en direction de certaines baisses de charges, mais non répercutées sur le pouvoir d’achat ou la consommation et contre des donnant-donnant en matière d’emplois très contraignants. Certains prétendent vouloir réhabiliter le travail en tant que valeur centrale. mais alors pour eux, le travail représente-t-il une richesse ou un coût ?

      Les mesures que des économistes viennent d’imposer au gouvernement, malgré quelques points positifs, loin de doper notre productivité risquent d’avoir bien des effets pervers !

    Le président de la République a fait une promesse : celle de séparer de façon étanche les activités classiques des banques de leurs activités spéculatives à risques. Or, pour les banquiers, TOUTES les activités de marché sont utiles au financement de l’économie. Même les plus folles … même celles qui nous ont conduit dans le mur !!

    Depuis des mois, ils négocient pied à pied pour préserver leur LIBERTÉ DE SPÉCULER !!!  Pendant la présidentielle, François HOLLANDE avait  désigné «son ennemi», celui qui n’a pas de visage : la finance. Il avait , alors, trouvé le mot juste …

L’heure est venue d’assumer en ce domaine une politique juste mais ferme !

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