la Grèce au bord du précipice !!

27 Mai 2012

la Grèce au bord du précipice

           Aujourd’hui en Europe, la Grèce sème le plus grand trouble. Les élections ont été explosives avec la montée des deux groupes contestataires( extrème droite et extrèmes gauche), la déconfiture du parti socialiste et de son éternel rival de droite. Une crise douloureuse s’annonce là-bas. Mais elle nous menace tous !

En effet, dans ce pays en rebellion contre l’austérité douloureuse imposée par l’Europe, l’abandon de l’euro risque d’être l’unique porte de sortie. Dans cette éventualité, toute la zône euro s’en trouverait ébranlée. La situation en Grèce préfigure ce qui menace l’Espagne, l’Italie, le Portugal ou la France. Faute d’avoir su gérer avec promptitude et générosité la crise de la dette, les dirigeants européens auront gravement failli. Et c’est justement à Athènes que les critiques portées par notre Président de la République contre l’austérité  « à l’allemande » ont fait naître le plus d’espoir.

Ne sous-estimons pas cependant le fait que les politiciens grecs portent eux-mêmes une lourde part de cette responsabilité. Ils ont profité de la protection que leur conférait la monnaie unique pour faire n’importe quoi : corruption, passe-droits, fraude fiscale. mais ne diabolisons pas le peuple grec. L’Union Européenne, le FMI ont contribué eux-aussi au désastre. On demande aux citoyens de longues décennies de sacrifices alors qu’ils ne sont  coupables ni des prévarications de leurs politiciens, ni des acrobaties spéculatives de la finance !          

Il est dangereux d’humilier durablement un peuple. A trop l’oublier, on s’expose au pire ! Quel pourrait être le pire à Athènes ? Un coup d’état militaire suivi d’une dictature comme celle des colonels de 1967 à 1974 ? Une révolution crypto-communiste d’un genre nouveau ? Un désordre anarchique et violent ? la danger est difficile à identifier. Pourtant, il est déjà là et préfigure ce qui pourrait se passer ailleurs !

C’est donc peu dire que François Hollande, à peine élu est placé au pied du mur. La chance est d’être porteur d’un message différent, d’une autre vision de l’Europe, d’une autre analyse de l’endettement. Comprenons surtout que la Grèce n’est pas si éloignée du monde arabe, notamment de la Syrie et de la Libye où les choses ne tournent pas bien du tout !! En  Syrie, l’ONU est spectaculairement en échec. En Libye où les milices s’affrontent, le bilan final de l’intervention militaire de l’occident reste à faire !…Est-on certain qu’il sera réellement positif ? On peut sérieusement en douter …

La France a un rôle à jouer pour faire entendre la voix de la raison. Bonne chance  et bon courage, Monsieur le Président !!

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