Repenser l’état !!

REPENSER L’ÉTAT !!

21/09/2013 –  à écouter ici :

 Repenser ( réformer ?… ) l’état !!

       C’est une première ; aucun gouvernement jusqu’à présent n’avait encore osé annoncer une réduction des dépenses publiques de 15 milliards d’euros ! Les sceptiques attendent de voir quel secteur sera touché. L’exécutif ne dit mot pour l’heure du détail des économies, de peur sans doute d’agiter un chiffon rouge devant des administrations qui sont autant de vieux bastions électoraux. En effet, hanté par le risque de provoquer de dangereuses exaspérations sociales, le président de la République a fait le choix tactique d’une méthode supposée indolore, couper, rogner partout, indistinctement ou presque, dans tous les services de l’état.

 Cette politique présente au moins deux dangers. Elle prend le risque de dégrader de nombreux pans de l’action publique, ce qui offrirait l’image déplorable d’une administration paralysée et d’un état paupérisé. Elle empêche ensuite, toute reconfiguration d’un état moderne à l’heure de la mondialisation. La France n’a pas besoin d’un État plus léger mais d’une puissance publique plus agile, plus efficace, recentrée sur de grandes missions. Le refus du Président d’engager une grande réforme fiscale pourtant promise, ou encore de mettre fin au mille feuille administratif tant de fois dénoncé témoigne à la fois de sa prudence et des limites qu’il donne à son action réformatrice.

Il aura brisé un des tabous les plus puissants en s’attaquant à la dépense publique. Mais en préférant serrer tous les boulons plutôt que de re-concevoir la machine publique, il  s’interdit pour l’instant tout grand dessein modernisateur.

Mais, monsieur le Président, regardez la réalité en face !!   Il y a bien, en bas de chez vous, une France qui se tiers-mondise, une France qui offre un spectacle indigne de la cinquième nation la plus riche du monde ! Et nous parlons encore de précarité !! la réalité croupit là, sous nos yeux ! Dans une économie qui se croyait trop développée, immunisée à jamais contre les stigmates de la misère, la grande pauvreté a repointé le bout de son nez. Elle furète, honteuse, dans les poubelles, vole des fruits et des légumes, s’esclavagise au black dans les cuisines des restos miteux, dort dans sa voiture, et déboule aux urgences dans les hôpitaux !…

Oui Monsieur le Président, il nous faut agir, et vite pour que la fraternité, devise de notre République, ne soit pas un vain mot !

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